France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Supplément grec 1116

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Texte du manuscrit

Source des données : Pinakes

Acoluthiae [Grec].

  • Œuvre associée : Acoluthiae
  • Feuillets : 375-*
  • Incipit : Ἀναβοῶν ὁ σὸς προπάτωρ, ἄχραντε (Source : Pinakes)

Basile de Césarée (saint, 0329?-0379) : Oeuvres ascétiques [Grec].

Bible. A.T.. Psaumes [Grec].

  • Œuvre associée : Bible. A.T.. Psaumes
  • Feuillets : 095-351
  • Incipit : Καλότυχος εἶναι ἐκεῖνος ὁ ἄνθρωπος ὁποῦ δὲ ἐπῆγεν (Source : Pinakes)

Cébès de Thèbes : Tableau [Grec].

Syméon le Nouveau Théologien (saint, 0949-1022) : Chapitres théologiques, gnostiques et pratiques [Grec].

Anciens possesseurs

Anciennement dans

Bibliographie

  • C. Astruc, M. Concasty, Bibliothèque nationale. Catalogue des manuscrits grecs. Troisième partie : Le Supplément grec, Tome III, numéros 901-1371, Paris, 1960 (Version en ligne)
  • D. Grosdidier de Matons, P. Canart, P. Hoffman, « L'analyse technique des reliures byzantines et la détermination de leur origine géographique (Constantinople, Crète, Chypre, Grèce) », Scritture, libri e testi nelle aree provinciali di Bisanzio. Atti del Seminario di Erice (18-25 settembre 1988), Biblioteca del “Centro per il collegamento degli studi medievali e umanistici nell’Università di Perugia”, Spoleto, Centro italiano di studi sull'alto medioevo, 1991, p. 751-768

Présentation du contenu

  • 1 SYMÉON DE THESSALONIQUE : 1(ff. 4-5v, l. 7) dialogus contra haereses, jusqu'aux mots δεῖ χωρεῖν ἢ φρονεῖν (M. 155, 33-37 Α. 5). Suit (f. 5v, l. 7-l. 16) une note à l'encre rouge dans laquelle le copiste signale qu'il ne s'agit là que du début ou prologue de l'ouvrage. Il énumère les principales divisions du traité, nomme le Περὶ τῶν ἱερῶν τελετῶν et l'Ἀκολουθία τοῦ ἁγίου μύρου, qui viennent après le « dialogus » dans le manuscrit lui servant de modèle. Il reprend sa copie (f. 6, l. 1-l. 4) avec la dernière réplique du « de sancto unguento » : κληρικὸς ʹ καὶ ὑπὲρ τούτου — γινομένης (Μ. 155, 252 D 12-15), à laquelle il rattache 2(ff. 6, l. 4-31) de sacra liturgia (M. 155, 253-304 C 8 καὶ ταῦτα γὰρ διʹ ὑμᾶς). — F. 31v titre illisible d'un autre ouvrage du mκme auteur ; le texte n'a pas été transcrit.


    2 (ff. 34-45v) traduction néo-grecque du « tableau » de Cébès, inc. Ὦ λαοί, ἡμεῖς περιπατοῦντες, ἐλάχαμεν καὶ ἐπήγαμεν εἰς τὸν βωμὸν τοῦ Κρόνου, des. διὰ τὴν ἀγνωρισίαν τοῦ καλοῦ, ἤγουν μὲ τὸ νὰ μὴν γνωρίζουν τὸ καλὸν ποῖον εἶναι.


    3 (ff. 46-78) BALASIOS, μέγας ῥήτωρ τῆς μεγάλης ἐκκλησίας, petite réponse à la question Ποῦ δεῖ τίθεσθαι τὴν μερίδα τῆς παναγίας ἐν τῇ ἱερᾷ προσκομιδῇ, inc. Ἐπειδὴ ἄνωθεν μὲν καὶ ἐξαρχῆς ἀφʹ οὗ ἡ ἁγία καὶ νύμφη τοῦ Χριστοῦ ἐκκλησία, des. νὰ καταλάϐη τὴν ἀλήθειαν καὶ νὰ τὴν ἀκολουθήση, ἂν δὲν ἐθελοκακῆ. Le même texte se trouve dans plusieurs mss du Mont Athos (cf. Sp. P. Lambros, Catalogue..., n°s 2432, 2784, 2796, 3291, 4276, 4354, 5736) et dans le ms. 245 de Jérusalem (cf. Papadopoulos-Kérameus, Ἱερ. Βιϐλ., I, p. 317). Sur Balasios et le texte ci-dessus, lire S. Pétridès, La préparation des oblats dans le rite grec, in Échos d'Orient, t. III (1899-1900), pp. 75-76. — Les dernières lignes du f. 78 sont occupées par une souscription datée, inc. Ταῦτα δὲ ἐγράψαμεν ἐπὶ τοῦ παρόντος ἐν ὀλίγοις, οὐκ ἐπιτάττοντες, οὔτε διορθοῦν, des. ἃς κάμωσιν ὡς ὁρίζουσιν, ἐνέτει ͵αχπʹ, μηνὶ ἀπριλλίῳ κηʹ (= 28 avril 1680).


    4 Extraits de la règle de s. Pachôme : (ff. 79-80v) ἀσκητικὴ διάταξις, (ff. 81-84)... ἐκ τῶν ἐντολῶν κεφάλαια διάφορα ἐκλελεγμένα ὡς ἐν συντόμῳ (éd. d'après ce ms. par J.-B. Pitra, Analecta sacra et classica spicilegio Solesmensi parata, Paris et Rome 1888, pp. 112-115). Copie faite sur le ms. 58 d'Iviron : la réserve exprimée par Th. Lefort au sujet de la parenté des deux manuscrits (cf. La règle de s. Pachôme, dans Le Muséon..., t. XXXVII, 1924, pp. 4-5) a fait place à une affirmation très nette dans l'édition des Excerpta, publiée par le même savant en appendice à l'ouvrage de A. Boon, Pachomiana latina (cf. p. 169, n. 2). — Voir aussi F. Halkin, L'histoire lausiaque et les vies grecques de s. Pachôme, dans Analecta Bollandiana, t. XLVIII (1930), p. 265 et n. 1.


    5 S. BASILE : 1(ff. 84v-85, l. 4 ab imo) lettre 173 (M. 32, 648-649) et, liée à la précédente, 2(ff. 85, l. 4 ab imo-88) lettre 22 (M. 32, 289-293).


    6 (ff. 88-93v) ascetica varia : 1(ff. 88-90) λόγος ἀσκητικὸς πάνυ ὠφέλημος τοῦ μεγάλου Βασιλείου*, inc. Τὸ τελειώτατον (sic) ἔργον τῆς ἀσκητικῆς πολιτείας, des. καὶ τὸ τοῦ θεοῦ ἐκφεῦξη καὶ πῶς ἂν ἔχει τοῦτο λόγον ; s. Basile est cité f. 89v, l. 13 (cf. Vat. gr. 733, f. 283v [Codd. Vat. gr., t. III, p. 240], Vat. gr. 1568, f. 247 [Codd. Vat. gr., rec. C. Giannelli, p. 162], Sabaïticus 378 [Papadopoulos-Kérameus, Ἱερ. Βιϐλ., II, p. 510], ms. 659 du Métochion du Saint-Sépulcre [Papadopoulos-Kérameus, op. cit., V, p. 214], ms. 58 d'Iviron [Sp. P. Lambros, Catalogue..., n° 4178]). 2(f. 90r-90v, l. 7) SYMÉON LE NOUVEAU THÉOLOGIEN, [capita practica 70-72] (M. 120, 641 B 3-C 14) ; ces chapitres correspondent à Cent. 3, 26-28, dans l'édition J. Darrouzès (Sources chrétiennes, n° 51, Paris 1957, p. 88). A la suite (ff. 90v, l. 8-91), cinq chapitres non identifiés, inc. Ὅστις ἑαυτὸν ὑπό τινος πάθους πλεονεκτούμενον, des. ποιήσω τὴν ἐκδίκησιν αὐτοῖς ἐκ τῶν ἐχθρῶν αὐτοῖς. 3(f. 91r.v) S. MAXIME, capita de caritate, extr., Ἀγάπη μέν ἐστιν — τοῦ ἡλίου ἀνατέλλοντος, soit : centurie 1, § 1-10 (M. 90, 961 A 10-964 A 10). 4(ff. 92-93v) sous le titre Πράξις διαφόρων ἁγίων πατέρων διδάσκουσαν ἡμᾶς καὶ διεγειροῦσα τὴν ἡμετέραν ἀσθένειαν εἰς ὑπερϐολῆ, ὑπομονὴν καὶ ταπείνωσιν ʹ Παλαδίου (sic), extrait de l'Histoire lausiaque dans la rédaction de Paul de l'Évergétis, soit livre 2, chap. 17, jusqu'aux mots καὶ ἦλθεν εἰς τὸ κελλίον αὐτοῦ (éd. de CP., 1861, 2e partie, pp. 53-54, col. 2, l. 13 ; cf. M. 34, 1051 A 10-1058 C 6 et C. Butler, The Lausiac History of Palladius, t. II, Cambridge 1904, pp. 48, 2-49, 8).


    7 (ff. 95-351) Psautier, version néo-grecque, inc. Καλότυχος εἶναι ἐκεῖνος ὁ ἄνθρωπος ὁποῦ δὲν ἐπῆγεν, des. τὸ ὁποῖον τοὺς ἔκαμεν ὁ Γολιάθ (cf. Sp. P. Lambros, Catalogue..., n° 3730 [= Dionysiou 196] ; Papadopoulos-Kérameus, Ἱερ. Βιϐλ., IV, p. 180, ms. 219, et V, p. 284, ms. 795, du Métochion du Saint-Sépulcre).


    8 (ff. 355-373v) récit de la fondation du monastère d'Iviron et légende de l'image de la Vierge dite Portaïtissa [cf. BHG3 1070], Διήγησις περὶ τῆς ἱερὰς καὶ βασιλεικῆς μονῆς τῶν Ἰϐήρων πῶς καὶ πότε ἐκτίσθη καὶ περὶ τῆς ἱερὰς εἰκόνος τῆς ὑπεραγίας θεοτόκου τῆς Πορταΐτησας πῶς ἦλθεν εἰς τὸ ἅγιον ὄρος τοῦ Ἄθω εἰς τὴν αὐτὴν μονὴν τῶν Ἰϐήρων..., inc. Ἐν τοῖς χρόνοις τοῦ εὐσεϐεστάτου καὶ ἀοιδίμου βασιλέως Κωνσταντίνου τοῦ μεγάλου ἐπληνθύνετο καθεκάστην ἡ εὐσέϐεια, des. ᾧ πρέπει πᾶσα δόξα, τιμὴ καὶ προσκύνησις σὺν τῷ Πατρὶ καὶ τὸ (sic) ἁγίῳ Πνεύματι νῦν καὶ ἀεὶ καὶ ʹεἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν. Version différente de celle qu'a éditée J. B. Bury, Iveron and our Lady of the Gate, dans Hermathena (1897), t. X, 1899, pp. 86-99 : le texte de Bury est à rapprocher de celui du Paris. gr. 3027, ff. 40 et ss ; le texte du Suppl. gr. 1116 correspond peut-être à celui du Mosquensis 404 (cf. Catalogue de Vladimir, pp. 603-604) et à celui du ms. 358 de Jérusalem (cf. Papadopoulos-Kérameus, op. cit., I, p. 384).


    9 (ff. 375-378v) office pour la fête de la Vierge dite Portaïtissa, au monastère d'Iviron, inc. Ἀναϐοῶν ὁ σὸς προπάτωρ, ἄχραντε, des τὸν θεὸν γὰρ παροργίζεις ἑκάστοτε (éd. en partie par J.-B. Pitra, Hymnographie de l'église grecque, Rome 1867, pp. 13-16 ; cf. p. 11).


    En tête du volume (f. 2r.v), inventaire sommaire du contenu (en russe).


    (Source : BnF, Département des manuscrits)

Notes

  • Volume formé de deux parties distinctes : 1 (ff. 4-93v), 2(ff. 94-378.). La première provient d'un autre ms. dont elle constituait les cahiers 41-53 (cf. signatures μαʹ-νγʹ, dans le coin supérieur droit). Elle est due, semble-t-il, à quatre mains différentes : aff. 4-31v. 79-93v ; bff. 34-45v ; cff. 46-69v ; dff. 70-78, ces derniers feuillets datés (cf. f. 78) du 28 avril 1680. La deuxième est l'œuvre de Païsios, prohigoumène du monastère d'Iviron, qui effectua son travail en deux étapes : la copie du Psautier (ff. 95-351) fut terminée à Trébizonde, le 31 juillet 1678 (cf. souscription à l'encre rouge, f. 352v, publiée dans Manuscrits grecs datés des XVIIe et XVIIIe siècles, donnés par H. Omont en appendice à Les manuscrits grecs datés des XVe et XVIe siècle de la Β. N., Paris 1892, p. 84, et p. 7 des additions) ; celle des ff. 355-378v porte la date de 1680 (cf. signature au bas du f. 378v, et H. Omont, loc. cit.). Cette seconde partie est formée de quarante cahiers (signés αʹ-μʹ, dans le coin supérieur droit du premier feuillet et le coin inférieur droit du dernier). Il est assez vraisemblable que Païsios lui-même soit responsable de la réunion des deux mss en un seul (cf. marque de possession indiquée par lui en tête du f. 4 : ἐκ τῶν τοῦ Παϊσίου προηγουμένου Ἰϐερίτου Κεφαλληναίου καὶ τῶν φίλων αὐτοῦ). En 1698, il fit don de ce volume, comme le prouve une mention aux trois quarts effacée, inscrite dans la marge droite du f. 4 : Τὸ παρὸν ἰδωρήθη (sic) μοι παρὰ τοῦ πνευματικοῦ μου πατρὸς κυρίου Παϊσίου σκευοφίλακος τῶν Ἰϐήρων, τὸ ποῖον εἶναι... 1698 ; le nom du bénéficiaire n'a pu être déchiffré.
    Au milieu du XIXe siècle, le ms. se trouvait à l'église dominicaine de Sainte-Catherine à Saint-Pétersbourg, dans la cellule qui servit d'asile au cardinal Pitra, lors du séjour qu'il fit en juin 1859 dans la capitale russe. Il portait alors la cote 1382 A. A. (cf. contre-plat antérieur et J.-B. Pitra, Hymnographie de l'église grecque, pp. 10-11 et p. 11, n. 1). Fut-il amené par lui à Solesmes ? L'hypothèse peut être émise, sans qu'il soit possible de la vérifier. Ce qui est certain, c'est que le volume fut acheté par la Bibliothèque nationale, le 21 janvier 1892, pour la somme de 50 francs, chez un libraire de la rue Dauphine, du nom de Claudin. De nombreux feuillets ont souffert de l'humidité : certains sont illisibles et l'étaient déjà à l'époque du séjour de Pitra en Russie (cf. Pitra, op. cit., p. 10). Titres, sous-titres, initiales, souscriptions à l'encre rouge. En tête du f. 4, motif décoratif exécuté à la plume. Ff. 1v. 3r.v. 32-33v. 78v. 94r.v. 351v. 352. 353-354v. 374r.v sans écriture.
    Sur la tranche inférieure, inscription en partie effacée : ΨΑΛΤΗΡΙΟΝ, semble-t-il.
    (Source : BnF, Département des manuscrits)

Sources des données