France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 1052

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Textes du manuscrit

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Anciens possesseurs

Enluminures et décors

Anciennement dans

Bibliographie

  • V. Leroquais, Les bréviaires manuscrits des bibliothèques publiques de France, III, Paris, 1934, p. 49-56, cat. 511
  • Catalogue général des manuscrits latins, I : Nos 1-1438, Ph. Lauer dir., Paris, 1939, p. 378-379, n° 1052
  • Les Fastes du gothique : le siècle de Charles V, Paris, éditions de la Réunion des musées nationaux, 1981, p. 333-334, cat. 287

Notes

  • Ce superbe bréviaire était conservé, avec d’autres livres précieux, dans la chambre du roi Charles V à Vincennes (cf. M.-H. Tesnière, « Les livres de Charles V », dans Vincennes …, p. 99). Le manuscrit est, en effet, répertorié dans l’inventaire du mobilier du roi dispersé dans ses différentes résidences dont Vincennes, dressé de janvier à mai 1380 (Bibl. nat., Français 2705 ; éd. Labarte, p. 336, n° 3281) : « Item ung autre grant Breviaire entier, tres noblement escript et tres noblement enlumyné et ystorié, et est le Psautier ou mylieu du Brevaire. Et se commence la seconde page : cognovit bos. Et sont les fermouers d’or, et est en l’un ung roi, et en l’autre ung ymage a genoulx. Et est la pipe ouvree a une orbe voye. Et en est le brief en françoys » (Français 2705, f., n° ; Labarte, p ; 336, n° 3281, cité par Delisle, Recherches…, I, p. 187-188). L’incipit du deuxième feuillet peut être repéré au f. 8 (2ème page après le calendrier) : « Cognovit bos possessorem suum… ».Charles VI offrit le manuscrit à Louis d’Orléans. Sa veuve, Valentine Visconti (1368-1408), en fit cadeau à Jean de Berry, comme l’indique l’inventaire commencé en 1413 par Robinet d’Estampes : « Item un tres bel Breviaire, escript de bonne lettre de fourme, a l’usaige de Paris, qui fu du roy, bien historié et enluminé, et au commancement du second fueillet, apres la fin du kalendrier, a escript : cognovit bos ; couvert d’un drap de soye ouvré, et par desus une chemise de drap de damas noir, doublé d’un tercelin vermeil, fermant a deux fermouers d’or en façon de chasteaulx, et n’y a point de pipe ; lequel breviaire Monseigneur a eu de feue madame d’Orleans, et avoit esté de feu monseigneur d’Orleans son mary, a qui mondit seigneur l’avoit donné » (Arch. nat., KK 258 ; éd. Guiffrey, I, p. 258, n° 271).Après la mort du duc de Berry (15 juin 1416), ses exécuteurs testamentaires voulurent céder le volume pour une somme de 160 livres parisis au duc de Touraine, futur Charles VII, qui le garda sans bourse délier, ainsi qu’en témoignent les comptes de la succession :« A monseigneur le duc de Touraine, a present daulphin de Viennois, un tres bel Breviaire escript de belle lettre de fourme, a l’usaige de Paris, qui fut du roy, etc. [cf. supra], prisé audit inventoire la somme de 160 livres parisis ; lequel Breviaire, par l’ordonnance de mesdiz seigneurs les executeurs, fut envoié par Me Pierre Franchomme, chantre de l’eglise de Paris, audit monseigneur le daulphin, pour icellui veoir et retenir en payant ladite somme de 160 livres parisis ou telle autre somme d’argent a ladite execution, comme bon lui sembleroit, affin qu’il eust le fait d’icelle envers le nostredit seigneur, son pere, pour recommandé ; lequel mondit seigneur de Touraine, apres ce qu’il ot longuement veu et advisé ledit Breviaire, retint icellui par devers lui, et dont il n’a aucune chose paié ne entencion de paier a ladite execution, si comme par les lettres de mesditz seigneurs les executeurs et commis dessusdiz , sur ce faictes et donnees le 23e jour de novembre 1416, avecques recognoissance et certiffication de ce dudit monseigneur le daulphin, faicte le XXVIIIe jour d’aoust 1417, tout cy rendu, peut apparoir » (Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 841 ; éd. Guiffrey, II, p. 298).Au XVIIe siècle, le manuscrit faisait partie des collections de Jean-Baptiste Colbert, dont il porte la cote au f. 1 : « 4125. Codex Colber[tinus] » : cf. Catalogus codicum Colbertinorum, Bibl. nat., NAL 1192, f. 123.Le volume entra, vraisemblablement en 1732, à la bibliothèque du roi avec les collections de Colbert. Cotes inscrites au ff. 1 et 7 : « 4125 Codex Colber[tinus] » (f 1) ; « 4125 Colbertinus » (f. 7) ; « Regius 44485.5 » (f. 7). (Source : BnF, Département des manuscrits)

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