Philippe Desportes (1546-1606)

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  • Autres graphies :
    • PHILIPPES DES PORTES
    • L.S.D.P. (1546-1606)
    • Philippe Des Portes (1546-1606)
    • Desportes
    • Desportes (Philippe)
  • Naissance : 1546
  • Mort : 1606
  • Notes :
    • Poète. - Secrétaire de la Chambre du Roi. - Abbé de Tiron (Source : BnF)
    • La bibliothèque de ce poète et bibliophile fut acquise par le collège des Jésuites Louis-le-Grand (Source : CRII)
    • J. P. Barbier-Mueller, Dictionnaire des poètes français de la seconde moitié du XVIe siècle (1549-1615), C-D, Genève, 2015: Philippe Desportes (1546 - 1606); Dictionnaire des lettres françaises. Le XVIe siècle, 2001: Desportes (Philippe) (Source : Biblissima)
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Notice bibliographique

Source des données : Bibliothèques françoises

B. L. PHILIPPES DES PORTES natif de la ville de Chartres en Beaulse, Abbé des Abbayes de Josaphat & de Tyron, au diocese de Chartres, Chanoine de la Saincte Chappelle à Paris, &c. Ledit sieur Des-Portes, s'est en ses jeunes ans addonné à la poësie Françoise, laquelle estoit comme nee avec luy, & s'est tellement fait renommer pour ses elegantes & agreables compositions, qu'il a emporté le pris par sur tous ceux de son temps, en ce genre d'escrire: soit pour la douceur de son stil & façon de composer tres-agreable à tous, ou pour avoir sçeu imiter tant heureusement les plus renommez Poëtes Grecs & Latins, & encores les modernes, Italiens, & d'autre nation, que tous d'une voix luy ont donné la gloire, par dessus les autres: ou pour le moins les seconds rangs, apres ceux qui estoient les plus estimez. L'on a recueilly un juste volume de tous ses poëmes François, lequel a esté imprimé à Paris chez Mamert Patisson & autres, par plus de vingt diverses fois, tant ses oeuvres ont esté bien receües de toutes sortes d'hommes, & sur toutes choses caressez & cheriz par les Roys de France ses maistres, Charles 9. & Henry 3. qui l'ont tant aymé qu'il n'a jamais esté esconduit ou refusé de quelque chose qu'il leur ait demandee, tant il leur a sçeu plaire, par ses façons & actions loüables. Mais à fin de dire librement, ce que j'ay cogneu en ce seigneur Philippes des Portes, je ne craindray point à discourir en bref de la profession qu'il fait maintenant, toute differente de sa premiere estude ou vacation. Car voyant qu'il possedoit des biens en l'Eglise, il a voulu s'addonner du tout à la Saincte Theologie, pour s'aquiter de sa charge, envers Dieu & les hommes, & pour empeshcer que ceux qui seroient jaloux de son bon-heur, ne missent en avant, que celà luy fust mal seant, de posseder des benefices. Donq pour ce faire il a tellement embrassé (depuis quelques annees) la Theologie, & sainctes lettres, qu'il est aujourdhuy estimé l'un des plus promeuz en ceste faculté, qu'autre qui s'y soit adonné depuis long temps ença: ce que je croy tant par experience, que par le fidele rapport de ceux qui me l'ont confirmé, comme sçavants & experts en celà, & en devisant sans flaterie. Davantage il a tellement en recommandation les lettres Grecques, &la philosophie, que pour en communiquer & aprendre des plus sçavants, il a d'ordinaire en sa maison, des plus doctes hommes de ce siecle: & si quelques-uns pensent que cecy soit dit, par trop à son avantage, je les prie d'attendre d'en juger lors qu'ils en auront aussi bonne cognoissance, comme j'en peux avoir, encores que je n'aye pas eu cet heur, de l'avoir frequenté aussi souvent, & avec telle familiarité, comme je l'eusse bien desiré souventefois. Je ne pense pas avoir escrit cecy, sans qu'il s'en trouve quelques-uns qui ayent opinion de moy, que je le face par transport d'amitié, ou pour esperer sa faveur, mais je prie ceux qui auront cette opinion de moy, de croire qu'en tout cet oeuvre, je n'ay donné loüange à aucun, qui ne soit veritable, & que s'il estoit autrement, celà tomberoit sur moy, & seroit du tout à ma confusion: car je le feroy par ignorance, ou par moquerie, ou bien par une trop grande amitié, en leur endroit, qui sont trois vices lesquels j'ay fuiz entre tous autres ordinaires aux escrivains d'histoires. Et diray bien qu'en cecy j'ay imité la devise, attribuee à monsieur de Langey, Messire Guillaume du Bellay qui estoit telle, Amy de tous & de nul l'ennemy. Pour revenir à parler dudit sieur des Portes, il a escrit en prose plusieurs tresdoctes, & bien sainctes prieres à Dieu, lesquelles ne sont encores imprimees, non plus que ses autres oeuvres en Theologie, soit touchant la Trinité & autres beaux subjects, pris des Saincts docteurs de l'Eglise. Il florist à Paris, cette annee 1584. âgé d'environ quarante ans, & ne cesse de faire toutes sortes d'amis, & principalement à l'endroit des hommes de lettres, à fin de ne degenerer du naturel qu'il a dés ses plus tendres ans.

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